Sous le titre, l'éditeur a cru bon d'indiquer "Roman". Or ce livre est un récit, celui de la fin de l'actrice en 1967 lors d'un accident très... cinématographique.L'auteur, avec une précision qui laisse un peu pantois et admiratif, reconstitue la trajectoire baroque d'une étoile filante du cinéma américain. Repérée à cause de sa plastique... avantageuse, la jeune texane sera lancée comme une lessive encore plus décapante que Marylin Monroe. Après quelques comédies réussies et un seul rôle dramatique, elle part à la dérive et les producteurs sérieux l'abandonnent à des sous-productions assez lamentables. Ses dernières années seront remplies de scandales, de procès, d'amants plus ou moins violents et d'enfants (5 au total !). Le tout arrosé d'alcool et de médicaments. Elle finira par faire des ouvertures de supermarchés et ressemblera à un phénomène de foire.
La reconstitution de cette dérive d'une femme qui parlait cinq langues, jouait du piano et du violon et qui avait un QI de 160, est rendue de manière minutieuse et émouvante par un Simon Liberati à la plume virtuose.